Comme nous vous le disions en introduction, parler de paris hippiques en France revient à parler du P.M.U., le Pari Mutuel Urbain, cette entreprise nationale française dont vous connaissez bien le logo vert et blanc et dont le slogan est « On parie que vous allez gagner ». Vous trouverez des bulletins à côté de ceux du keno et du loto.
Ce sera peut-être le cas, du moins une fois que vous en saurez assez pour parier intelligemment mais, en attendant, force est de constater que le PMU, et donc l’Etat français, est le grand gagnant. En effet, l’année dernière, il a enregistré un chiffre d’affaires de 9,3 milliards d’euros, un chiffre encore en hausse, ce qui le classe au premier rang européen, et au deuxième rang mondial (derrière le pari mutuel japonais).
Plus encore, et aussi surprenant que cela puisse paraître, il est ainsi leader ex-aequo des jeux d'argents en france, avec 26% de part de marché, au même niveau que la Française des Jeux.
Vous comprendrez donc pourquoi, surtout en sachant que le PMU reverse 12% à l'Etat (74% aux gagnants et 8% aux sociétés équestres), je disais que la France en était le grand gagnant.
Cette société, qui bénéficie du statut de Groupement d’Intérêt Economique (GIE) a été créée en 1930. Elle regroupe exactement 73 sociétés de courses dont deux sociétés dites « mères » qui ont pour mission d'organiser et de réglementer les courses. Il s'agit de France Galop pour les courses de plat et d'obstacle, et du Cheval Français pour les courses de trot (mais nous parlerons des différents types de courses dans notre prochain chapitre).
Son fonctionnement est relativement simple : présente sur tout le territoire, elle enregistre des paris dans 9 800 points de vente ou à distance (Internet, Wap), avant de calculer les rapports et de payer les gains aux parieurs. En effet, conformément au principe du pari mutuel, le PMU répartit les sommes jouées entre les gagnants.
En effet, ce type de pari s’oppose à ceux à cote fixe, ceux des bookmakers : au PMU, l’ensemble des enjeux misés par les parieurs est mutualisé en une masse commune puis redistribué aux gagnants au prorata de leurs mises, après déduction d’un prélèvement proportionnel destiné à financer les sociétés organisatrices de courses mais aussi l’opérateur des paris ainsi que les contributions fiscales.
Maintenant que vous avez mieux compris le fonctionnement général, il est temps d’entrer dans les détails pour en venir aux différentes courses et aux différents paris possibles.






